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J’écris, je dessine, je réfléchis… Je pense qu’on peut dire que je suis toujours en activité. Pourtant, toute cette gesticulation est vaine si elle n’est pas partagée. Cet espace à pour vocation de regrouper en un même lieu toutes mes productions, de mettre en valeur les travaux de collaborateurs ou d’échanger avec vous certaines impressions. N’hésitez pas à commenter si le besoin s’en ressent.

 

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J’aime pas ce que tu fais (2017)

Parfois, on découvre des textes magnifiques. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Certains sont à des années lumières de nos sensibilités et provoquent des réactions hostiles en nous. C’est comme ça, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Toutefois, étant passé par ce processus difficile qu’est l’écriture et connaissant le boulot et l’investissement émotionnel que représentent la rédaction d’un texte, j’ai voulu rendre hommage à ce travail qui, quelque soit le résultat obtenu, mérite le respect.

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Qu’est ce que je fous ici? (2015)

Premier texte dans la lignée de ceux écrits dans le contexte des soirées slams. Je pénétrais à peine cet univers qui s’est présenté à moi à un tournant de ma vie. Je dois avouer qu’il m’a aidé à redonner du sens à ma « production artistique » et m’a permis de faire de très belles rencontres.

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Le premier jet (2017)

Un texte qui m’est venu en réfléchissant au processus d’écriture. L’écrire m’a fait beaucoup de bien.

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Abîmé (2017)

Un des textes les plus « violents » que j’ai pu écrire. J’avais des idées fortes en tête à ce moment, je me rendais compte qu’autour de moi, il y avait une palanquée de personnes qui vivaient des choses autrement plus difficiles que ce qui pouvait me tomber dessus. Je voulais les mettre en forme.

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La salle d’attente (2017)

Une amie m’a proposé de participer à un petit exercice de style. Il fallait écrire un texte avec les 27 mots suivants dans l’ordre. Il était amusant de comparer les divers écrits des participants.

collection – bouchon – chapeau – porte – pleurer – goutte – enfantillage – espagnol – drôle d’histoire – Carabosse – alambiqué – but – envie – alphabet – ruisseau – participer – arôme – regard perdu – colère – mélancolie – tristesse – bonheur – dégoût – joie – rouge – Diego – carotte.

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Ma plus que moitié (2017)

Un petit slam que j’avais écrit pour une « compétition » slam. Le thème était « l’eau »… mais les slameurs présents n’étaient pas très intéressés par la contrainte de « thème » .. ahaha.

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Maman? (2016)

Un écrit très personnel.. pas vraiment envie de commenter.

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Cette « nouvelle », ou plutôt devrai-je dire, cette chronique, est née de mon envie de réagir au 10 ans de la perte de statut de planète pour Pluton. Petit hommage à la petite sœur rejetée de notre système solaire, Pluton a été lue en public lors d’une soirée slam et lors de séance de pratique théâtrale…

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Buffy the Vampire Slayer (The WB, UPN 1997 – 2003) : Portrait d’un geek

Note: L’essai suivant a été réalisé dans le cadre du MOOC « Comprendre le Transmédia Storytelling ». Il s’agissait de faire le portrait d’un geek de fiction, de décrire qui il est, de présenter ses activités et d’analyser son utilisation dans la série .

Buffy, the Vampire Slayer (The WB, UPN 1997-2003) raconte les aventures de Buffy Summers (Sarah Michelle Gellar), une jeune femme choisie par le destin pour protéger le monde de la menace constituée par les vampires et autres espèces surnaturelles hostiles. Ses épisodes sont construits sur un schéma de type « monstres de la semaine » que Buffy affronte à chaque épisode dans les rues ou le campus de Sunnydale. A ces créatures de petite importance est associé un grand ennemi qui constitue la réelle menace que Buffy doit vaincre lors de la conclusion de l’intrigue principale. La sixième saison respecte cette même logique à ceci près que, cette fois-ci, ce ne sont pas un mais trois ennemis qui veulent nuire à l’héroïne.

Trio_(Buffy_the_Vampire_Slayer)

Le Trio est un groupe de geeks experts en technologie et en sciences occultes qui, dans leurs propres termes, se voient comme les « nemesis-es » de Buffy. L’équipe se compose de Warren Mears (Adam Busch), de Jonathan Levinson (Danny Strong) et plus particulièrement d’Andrew Wells (Tom Lenk) dont nous proposons de faire ici le portrait.

Il est difficile de présenter Andrew sans croiser son parcours à celui de ses deux complices.

andrew

Lorsque le Trio est présenté pour la première fois dans l’épisode « Flooded » (6.04), les téléspectateurs connaissent déjà Warren et Jonathan. Ce sont des individus qui peuvent difficilement être qualifiés d’ennemis sérieux et qui sont plutôt vus comme des personnages ridicules, de jeunes hommes qui ont pris les mauvaises décisions au mauvais moment et qui se sont fait botter les fesses par Buffy à chaque fois. Nouveau venu dans l’univers de Buffy, Andrew souffre d’un statut moins reluisant encore . Il n’est que le plus jeune frère d’un ancien ennemi de petite envergure. Son seul fait d’armes serait d’avoir invoqué des singes démons volants lors de la représentation d’une pièce de théâtre. Malheureusement pour Andrew, et dans ce qui constitue l’un des running gags de la saison, ni l’héroïne ni ses amis ne semblent s’en souvenir. Ils peinent d’ailleurs à retenir son nom. Pour eux, il n’est que « le frère de Tucker », « l’autre » ou « c’est quoi son nom ? ».Buffy_The_Vampire_Slayer_[Flooded]_(2001)_3

Dans la première partie de la saison, tout dans la description du Trio tant à diminuer leur crédibilité. Les trois apprentis génies du mal ont installé leur repère dans le sous-sol de la maison de la mère de Warren, ce qui, selon lui, en fait logiquement leur chef. On y découvre des machines de leur invention dont le design rétro rappelle la technologie utilisée dans les pulps des années 50. Quelques jouets de la licence Star Wars y sont exposés et Spike (James Marsters) menace même de briser une figurine de Boba Fett s’ils ne lui viennent pas en aide. La pièce maîtresse du repère est un tableau blanc sur lequel on peut lire les différentes étapes du plan du Trio leur pour conquérir Sunnydale : « contrôler le climat, miniaturiser Fort Knox, invoquer de fausses cartes d’identité, rayon miniaturisant, des filles, des filles, le truc avec le gorille et des prototypes de jet packs opérationnels ». Le lieu évoque la garçonnière d’adolescents frustrés et obsédés. Les multiples allusions sexuelles nous font d’ailleurs comprendre assez rapidement qu’aucun de ces geeks n’a jamais pu avoir de partenaire réelle à l’exception de Warren. Toutefois, le besoin qu’éprouve celui-ci de se créer une petite amie robot ou d’utiliser un rayon inhibiteur de volonté sur son ex-compagne afin de pouvoir abuser d’elle sexuellement montre que, dans le domaine des relations amoureuses, il a encore il a des progrès à faire. Sur ce plan, Andrew, lui, baigne dans une certaine ambiguïté. Son physique frêle, son attitude maniérée, son admiration pour Patrick Swayze, sa grande sensibilité et sa vision romantique du monde laisse planer un lourd doute sur son orientation sexuelle.

the_trio_buffy1Lorsqu’ils sont à l’extérieur, les trois individus se déplacent à bord d’un van bardé de gadgets et de matériel de télé-surveillance devant lequel ils ne cessent de s’émerveiller. Andrew est d’ailleurs aux anges lorsque le Trio capte par hasard un programme pornographique sur le câble ou qu’il assiste aux ébats d’Anya (Emma Caulfield) et de Spike. Dans « Life Serial » (6.5), Andrew commence à peindre l’Étoile de la mort, sur la carrosserie du véhicule. Il juge alors important de préciser qu’il applique les plans utilisé dans le Retour du Jedi (1983). Rappelé à l’ordre par ses comparses qui prônent la plus grande discrétion, Andrew redonne au van son noir initial mais configure le klaxon pour qu’il joue le thème principal de la saga culte!

605_LifeSerial1Ce détail révèle l’un des aspects principaux du personnage d’Andrew. En effet, celui-ci est associé à toutes une série de références à la pop culture. Le jeune homme cite tout aussi bien Star Trek (NBC, 1966-69), The X-Files (Fox, 1993-2002), Dragon Ball Z (Fuji Television, 1989-1996), Mad Max (1979), Hellraiser (1987) ou encore Doctor Who (BBC1, 1963-1989). Au sujet de cette série, il précise notamment avoir vu tous les épisodes, contrairement à Red Dwarf (BBC2, 1988-1999) « qui n’est pas encore sorti en DVD ». Lui et ses camarades se disputent régulièrement sur des points de détail que seul le plus geek des geek peut réellement maîtriser.

storytellerSi, comme nous l’avons vu, le groupe est d’un premier abord sujet à moquerie, la série voit opère un tournant dramatique dans la seconde partie de la sixième saison. Warren sombre progressivement du « côté obscur » (pour reprendre une allusion à l’univers de Georges Lucas), entraînant avec lui ses complices dans sa chute. Le leader du Trio tue à plusieurs reprises et est tué en représailles. Andrew, quant à lui, est manipulé par la Force (version française choisie pour traduire The First Evil, aucune référence cette fois-ci). Il tue Jonathan lors d’un sacrifice ayant pour but de provoquer l’Apocalypse. La fin de la série montre Andrew dans une quête de rédemption qui lui permettra d’intégrer l’équipe de Buffy. Au cours de l’épisode « Storyteller » (6.17), il endosse le rôle de narrateur de Buffy, Slayer of the Vampyres, un documentaire qui expose sa vision des aventures de l’héroïne. Les téléspectateurs sont alors invités à y voir une réflexion méta sur le programme qu’ils sont en train d’observer et à se mettre indirectement dans le rôle d’auteurs de fan fictions.

trio vulkanbuffy56 En proposant des personnages comme celui d’Andrew Wells, Buffy, The Vampire Slayer s’inscrit définitivement dans la culture geek. Elle multiplie les références aux œuvres-univers telles Star Wars, assume pleinement son héritage tout en y apportant sa propre touche. Si dans un premier temps le personnage du geek semble y être ridiculisé , comme dans le cas du Trio, il trouve le salut en s’acceptant tel qu’il est, avec sincérité. Le personnage d’Andrew trouve alors un écho dans des personnages plus complexes et plus flatteurs comme ceux de Xander (Nicolas Brendon) ou de Willow (Alyson Hannigan) et alors considéré avec la plus grande bienveillance.

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Kaamelott (M6, 2005 – 2010) : Exemple de dispositif transmédia utilisant la BD

Note: L’essai suivant a été réalisé dans le cadre du MOOC « Comprendre le Transmédia Storytelling ». Il s’agissait de décrire un dispositif transmédia utilisant la bande dessinée.

Créée par Alexandre Astier, la série télévisée Kaamelott (M6, 2005-2010) narre les aventures d’Arthur et des Chevaliers de la Table ronde dans leur quête du Graal. L’absurdité des situations présentées et le comique de répliques des personnages ont valu à Kaamelott une popularité dont la portée dépasse le simple cadre de la série. En effet, ce programme atypique est le point d’orgue de toute une stratégie transmédia qui comprend les six saisons de la série mais aussi les livres parus aux Éditions Télémaque, le site web dont les musiques d’ambiance sont composées par Astier lui-même ou encore la collection de bandes dessinées publiées chez Casterman.

kaamelottLa reprise d’un même logo caractéristique sur les différents médias témoigne d’un ancrage dans un même univers partagé. Pourtant, chaque pièce du dispositif joue un rôle qui lui est propre.

kaamelott-siteLe site internet est un point d’entrée. Il contient un résumé des différentes saisons, une galerie de photos et de courts extraits des épisodes. Il est aussi une passerelle vers les principales communautés de fans et renvoie aux autres déclinaisons commerciales de la série par le biais d’une boutique. D’une certaine manière, cette plate-forme fait le lien entre les fans de la première heure et ceux qui découvrent Kaamelott, entre ceux qui ne jurent que par la série et ceux qui souhaitent enrichir leur expérience de son univers.

TexteIntegralPocheKaamelottLivreIT1Les livres, quant à eux, consistent en une compilation des scripts des épisodes agencés en saisons qui, paradoxalement, sont appelés « livres » dans la série. A chaque saison correspond donc son livre. Ces ouvrages sont à considérer comme des adaptations de Kaamelott sur un support papier. Leur but est de permettre aux fans de profiter plus particulièrement du ton caustique si caractéristique des dialogues de la série et de relire à loisir des répliques qui sont devenues cultes pour une partie d’entre eux.

kaamelott-siegesLes bandes dessinées ont une logique qui est toute autre. Parues dès 2006, elles reprennent les mêmes personnages mais présentent des aventures inédites. Elles constituent donc une extension de l’univers partagé, comme en témoigne le message présent sur la page de dédicace de chaque tome qui précise que « cette aventure contemporaine du Livre I de la série télévisée, s’inscrit dans la grande épopée de Kaamelott ». Les Sièges de Transport , est un assez bon exemple du processus créatif à l’œuvre. L’histoire se construit autour de la quête d’objets magiques qui donnent leur nom au recueil. Ces ustensiles sont mentionnés pour la première fois au cours de l’épisode « Le chaudron rutilant » (1.64.) et la BD raconte en détail ce qui n’est qu’évoqué dans la série. De ce fait, la lecture du tome, sans être indispensable, enrichit l’expérience narrative.

astierLe choix des auteurs de la BD est révélateur de la volonté d’intégrer celle-ci dans un même univers partagé avec la série. En prenant lui-même en charge la responsabilité scénaristique, Alexandre Astier instaure de fait la légitimité de ce projet dérivé de la série mère. En somme, le seul nom de l’auteur constitue une garantie de retrouver le même ton et l’on retrouve, en effet, toutes ces piques assassines qui font le sel des échanges entres les divers protagonistes.

kaamelott-styleDans sa volonté de cohérence et de continuité, Astier peut s’appuyer sur le trait mi-caricatural mi-réaliste de Steven Dupré. Le dessinateur offre aux fans de la série des décors et des visages proches de ceux du programme. Nous reconnaissons par exemple les traits familiers de l’acteur Franck Pitiot dans la représentation de Perceval. Réciproquement, quelqu’un qui découvre l’univers de Kaamelott par le biais de BD trouvera rapidement ses marques s’il assiste ensuite à une aventure sur petit écran. Le travail de Dupré permet également d’enrichir la légende d’Arthur et de ses compagnons en narrant à moindre coût des quêtes qui nécessiteraient des budgets pharaoniques si elles devaient être développées pour la télévision. Ainsi, nul besoin d’avoir recours à des milliers de figurants, d’employer des maquilleurs ou de dépenser des sommes folles en effets spéciaux pour mettre en scène le combat en luge face à la horde de morts vivants de L’armée du Nécromant.

Un projet comme l’extension BD de Kaamelott paraît difficilement transposable en comic book sans un énorme travail d’adaptation. Tout d’abord, à quelques rares exceptions comme les récents comics Game of Thrones, le genre fantasy joue aux États-Unis un rôle mineur. De plus, le format même d’un album de Kaamelott (24×32 cm, couverture cartonnée) demanderait un ajustement ou l’édition d’un album spécial peu compatible avec la réputation quasi inexistante de la série de l’autre côté de l’Atlantique. Les 48 pages de BD d’un album fournies annuellement n’en feraient pas une série rentable pour le marché américain plus habitué aux séries mensuelles de 20 pages.

En guise de conclusion, il faut souligner que l’approche transmédia de Kaamelott est exemplaire en ce qu’elle prend en compte les spécificités et les attentes des différentes composantes de son public. Les spectateurs occasionnels se documenteront via le site internet. Ceux à la recherche de l’humour unique de cet univers choisiront de poursuivre leur expérience de la série par les livres quand les amateurs d’aventures combleront les aventures par la BD. Cette approche fait toute la richesse de l’univers et permet de dépasser largement la somme des éléments présentés dans la série, les livres ou les bandes dessinées.

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